Des transformations à prévoir dans le secteur de la santé

Mathieu Roy-Comeau
Acadie Nouvelle
févr. 3 2016

Après s’être brûlé les doigts l’an dernier en voulant réformer les services de foyer de soins pour les aînés, le gouvernement a annoncé dans son budget que «toute décision» dans ce domaine devra attendre après l’achèvement des travaux du nouveau Conseil sur le vieillissement d’ici à la fin de l’année.

L’absence de changements draconiens en santé dans le budget provincial ne signifie pas pour autant que le système ne subira pas d’importantes transformations.

Le gouvernement Gallant a indiqué mardi être en discussion avec la Société médicale du Nouveau-Brunswick et Croix Bleue Médavie en vue d’organiser un «service communautaire de soins de santé primaire», sans toutefois préciser la nature de ces négociations.

Selon la Société médicale, ce service permettra d’augmenter le nombre de cliniques de médecine familiale axées sur le travail d’équipe tout en facilitant le recrutement de nouveaux médecins.

Un nouveau protocole d’entente entre les médecins et la province doit notamment encourager les médecins à travailler en équipe, à prendre en charge leurs patients respectifs après les heures normales et à travailler avec les autres professionnels de la santé, d’après la Société médicale.

Le gouvernement n’a pas annoncé de fermeture d’hôpitaux ou de rationalisation de service, mais il est aussi resté muet sur les plans du Réseau de santé Vitalité qui souhaite éliminer une centaine de lits dans ses hôpitaux.

Le ministère du Développement social entend quant à lui limiter l’utilisation de son programme de services d’assistance médicale pour les bénéficiaires de l’aide sociale. Fredericton à l’intention de fixer des «sommes maximales et des limites à la fréquence du recours» au programme, a confié le ministre des Finances, Roger Melanson, dans son discours.

Les avantages offerts par le programme devront être «raisonnables et valables sur le plan clinique», a-t-il confié.

La province prévoit une hausse des dépenses de 65,9 millions $ au ministère de la Santé et de 43,9 millions au ministère du Développement social.